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Les outils et démarches indispensables pour les indépendant·es du notariat

Vous travaillez dans le notariat et vous envisagez de quitter le salariat ? Avant de vous lancer en tant qu’indépendant·e, prenez le temps de lister quelques démarches et outils indispensables. Ainsi, vous allez pouvoir tout organiser pour vous concentrer sur l’essentiel, oublier le stress et retrouver le plaisir de faire ce que vous aimez par-dessus tout : manger des cupcakes devant un épisode de Grey’s Anatomy votre métier !


1. Créer sa micro-entreprise


Première étape de l’indépendance : déclarer votre activité de micro-entrepreneur. Ce statut a officiellement remplacé celui d’auto-entrepreneur, le 1er janvier 2016.

Ce régime simplifié d’entreprise individuelle fonctionne selon le principe suivant : « pas de chiffre d'affaires, pas de cotisations sociales ». Vous pouvez le considérer comme un tremplin, quitte à migrer dans un second temps vers une société de type SASU ou autre…

Le formulaire de déclaration en ligne est disponible en cliquant ici.

  • Pour le champ “Domaine d’activité”, choisissez tout en bas de la liste : “JE NE CONNAIS PAS MON DOMAINE D’ACTIVITES”

  • Pour le champ “Choisissez votre activité”, ne remplissez rien et cochez la case : “Vous ne trouvez pas votre activité”

  • Remplissez ensuite le champ du dessous avec un intitulé du type : “ASSISTANCE AUX NOTAIRES”

  • Cochez la case : “Activités Libérales”

  • Cliquez sur le bouton : “Suivant >”

Vous arriverez alors sur le formulaire qui permet de déclarer votre début d’activité. Et si l’INSEE vous appelle ensuite pour vous demander des précisions, il vous suffit d’expliquer que vous pratiquez une activité juridique (code NAF = 69.10Z).


2. Choisir un logiciel de connexion à distance


Si vous vous référez à cette note de la CRPCEN (p.2-3), alors mieux vaut privilégier le travail à distance et facturer à l’acte plutôt qu’au temps passé. Sinon, votre contrat freelance de prestation de services risque d’être requalifié en contrat de travail.

Dès lors que vous travaillez à distance, il faut vous équiper d’un logiciel de connexion sécurisée. Vous pourrez ainsi prendre à distance le contrôle d’un ordinateur en mode “téléassistance”, pour accéder virtuellement aux dossiers de l'Étude qui fait appel à vous. On vous recommande de souscrire une offre payante qui garantit la sécurité des données. Les notaires sont rompus à cette procédure, ça les rassure lorsque vous leur présentez une facture qui atteste que vous disposez d’une licence pour utiliser le logiciel.

Vous pouvez par exemple opter pour TeamViewer (à partir de 9,90€ par mois), un outil assez réputé dans le milieu informatique et très largement accepté par les notaires, car GenApi l’utilise pour ses opérations de télémaintenance. Et sinon, voici plusieurs solutions alternatives


3. Souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle


Les Études qui feront appel à vos services exigeront systématiquement une attestation de responsabilité civile professionnelle. En effet, il faut parer à tout incident. Imaginez que vous effaciez par erreur le contenu d’un serveur ou que vous transmettiez involontairement un virus informatique. Cette assurance couvre les dommages immatériels aussi bien que matériels que vous risquez de provoquer chez un client.

Comptez entre 20 et 40 euros par mois, en fonction du type de contrat et de la compagnie d’assurance. Vous pouvez par exemple choisir le contrat proposé par l’Union des Auto-Entrepreneurs (UAE), négocié auprès de MMA.


4. Utiliser un outil gratuit de compta en ligne


En termes de compta gestion, grâce au régime de micro-entreprise, vous aurez des obligations très très light. Il vous suffit de maîtriser un minimum Excel ou Google Sheets, puis de lister vos missions dans un tableau de bord, en leur associant un montant de facturation, une date d’émission de facture et une date de règlement, sans expliciter le nom des clients, en leur attribuant des identifiants anonymisés.

Pour vous simplifier la vie, on vous conseille toutefois d'utiliser un logiciel gratuit de facturation et de journal des ventes. Par exemple : Henrri (avec 2 “r”), JePilote ou Tiime (avec 2 “i”), tous les trois agréés par l’ordre des experts comptables et à jour de la loi anti-fraude. La compta, ça ne vous fait sans doute pas rêver. Alors quitte à y passer, autant que ce soit indolore.


5. Maîtriser les réseaux sociaux


Jusqu’ici, vous pensiez peut-être vous aussi que les gens qui indiquent “Maîtrise des réseaux sociaux” sur leur CV sont d’ignobles imposteurs prêts à tout pour remplir une feuille A4. Eh bien, figurez-vous que c’est pourtant une véritable compétence. Et vous allez devoir la développer pour travailler efficacement comme indépendant·e du notariat.

Qu’il s’agisse de groupes Facebook ou de votre réseau Linkedin, il n’y a rien de mieux pour networker, prospecter, vous référencer – mais aussi pour vous former, choper des bons plans, des conseils, des actus… et des missions ! Un profil Linkedin bien référencé vous rapportera de nombreuses demandes entrantes, à tel point que vous n’aurez peut-être même plus besoin de passer du temps en prospection active.

Mais le must du must, c’est le groupe Facebook (très) fermé des “Indépendants du Notariat”. Il s’agit d’un groupe secret non référencé. On n’y entre que sur invitation. Il faut avoir son diplôme en poche et au moins 5 ans d’expérience dans le notariat (comme salarié·e ou comme indépendant·e) pour pouvoir l’intégrer.

Et comme on est sympa chez LIONS : si vous nous le demandez gentiment, on vous filera peut-être le contact… 🙄

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Fait avec ♥ à Paris par Equipe LIONS 

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